Épilepsie et EEG

Première crise suspecte : évaluation neurologique et rôle de l’EEG

Après une première crise suspecte, le récit de l’épisode, l’examen et parfois l’EEG aident au diagnostic ; un EEG normal n’exclut pas l’épilepsie.

Pose d’électrodes sur le cuir chevelu avant un EEG
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Une perte de connaissance, des secousses, un regard fixe ou un comportement inhabituel ne correspondent pas toujours à une crise épileptique. Après un premier épisode suspect, l’évaluation cherche à reconstituer précisément ce qui s’est passé, à rechercher d’autres causes possibles et à décider si un EEG ou d’autres examens sont utiles.

Quelles informations faut-il recueillir sur l’épisode ?

Notez si possible ce que la personne faisait avant l’épisode, les premiers signes, la durée approximative, les mouvements observés, la respiration, la couleur du visage et le temps nécessaire pour récupérer. Le récit d’un témoin est précieux. Une vidéo courte peut aider si elle est réalisée sans retarder les secours ni mettre quiconque en danger.

Quand faut-il appeler les urgences ?

Une crise qui se prolonge, se répète sans récupération, survient dans l’eau, s’accompagne d’une blessure importante ou de difficultés respiratoires, ou touche une personne enceinte ou gravement malade nécessite une aide urgente. Une première crise avec mauvaise récupération doit aussi être évaluée rapidement. Ne mettez rien dans la bouche et suivez les instructions des secours.

Comment se déroule l’évaluation médicale ?

Le médecin reprend les circonstances, les antécédents, le sommeil, les traitements et la consommation éventuelle d’alcool ou de substances. L’examen recherche des signes neurologiques et d’autres causes de perte de connaissance. Selon le contexte, un électrocardiogramme, des analyses ou une imagerie peuvent être indiqués, car certains troubles cardiaques ou métaboliques peuvent imiter une crise.

Quel est le rôle de l’EEG ?

L’EEG enregistre l’activité électrique du cerveau à l’aide d’électrodes posées sur le cuir chevelu. Lorsque l’histoire et l’examen font suspecter une crise épileptique, il peut soutenir le diagnostic et donner des informations sur le type de crise ou de syndrome. Il n’enregistre pas nécessairement une anomalie entre deux épisodes.

Un EEG normal exclut-il l’épilepsie ?

Non. Les recommandations précisent qu’un EEG ne doit pas être utilisé seul pour exclure le diagnostic. Si l’incertitude persiste, le neurologue peut discuter un EEG avec privation de sommeil, un enregistrement prolongé ou d’autres examens. À l’inverse, une anomalie doit toujours être interprétée avec l’histoire clinique.

Comment se préparer à l’EEG ?

Venez avec les cheveux propres, sans gel, huile ni produit coiffant. Apportez la liste des traitements et suivez les consignes particulières données au rendez-vous, notamment concernant le sommeil. N’arrêtez aucun médicament sans avis. Après l’examen, le résultat est expliqué dans le contexte global et ne remplace pas l’évaluation clinique.

Pourquoi le récit d’un témoin est précieux

Après un épisode de perte de contact ou de mouvements involontaires, la personne ne se souvient pas toujours de toute la scène. Un témoin peut décrire ce qui s’est passé avant, pendant et après : durée approximative, mouvements observés, reprise de la parole ou retour à l’état habituel. Ces détails aident le médecin à distinguer une crise épileptique possible d’un malaise, d’une cause cardiaque ou d’un autre événement. Une vidéo existante peut parfois aider, mais ne remplace pas l’évaluation médicale.

L’EEG éclaire le dossier sans décider seul

L’EEG peut enregistrer des éléments qui soutiennent une hypothèse de crise épileptique et aider à en préciser le type. Un EEG normal ne suffit toutefois pas à exclure une épilepsie, car l’enregistrement ne couvre qu’une période limitée. Le médecin choisit les examens utiles en fonction de l’histoire, de l’examen et d’autres causes possibles ; un ECG ou une imagerie peut parfois répondre à une question différente. Le diagnostic ne repose pas sur un tracé isolé.

Questions fréquentes

Que faire après une première crise suspecte ?

Demandez une évaluation médicale rapide. Si l’épisode se prolonge, se répète ou si la récupération est mauvaise, appelez immédiatement les urgences.

Un EEG normal exclut-il l’épilepsie ?

Non. L’EEG peut être normal entre les crises. Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire, les témoins et l’examen.

Comment se préparer à un EEG ?

Gardez les cheveux propres sans produit coiffant, apportez vos traitements et respectez les consignes de sommeil données par le cabinet.

L’EEG envoie-t-il de l’électricité dans le cerveau ?

Non. Les électrodes enregistrent l’activité électrique naturelle du cerveau ; elles n’envoient pas de courant dans le corps.

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